Les indications neurologiques sont le deuxième grand volet des consultations en rééducation fonctionnelle. Elles correspondent à toutes les atteintes du système nerveux : cerveau, moelle épinière, nerfs périphériques…

La rééducation neurologique, un soutien indispensable


Lors d’atteintes neurologiques, il y a plusieurs modalités de prise en charge qui vont agir directement à la source du problème en fonction de la pathologie à traiter (chirurgie, médicaments…).

Dans le cas d’une hernie discale du chien par exemple, c’est la décompression chirurgicale de la moelle épinière qui permettra de retrouver la fonction locomotrice.

La récupération va ensuite dépendre de l’état de cicatrisation de la moelle épinière après la décompression. Une faible compression et une prise en charge rapide assurent bien sûr un meilleur pronostic.

Toutefois, les techniques de rééducation neurologique s’avèrent indispensables, notamment dans les cas lourds de paralysie, pour lutter contre les effets de l’immobilisation et garder un appareil locomoteur fonctionnel.

En effet, la perte de masse musculaire et la raideur articulaire s’installent très rapidement sur un animal avec déficit neurologique si rien n’est fait. Ainsi même si la moelle épinière récupère, l’animal ne sera pas en mesure de se déplacer car il sera trop faible.

L’objectif de la rééducation neurologique est donc de venir aider un animal paralysé à avoir des mouvements volontaires grâce notamment à :

  • Un harnais de soutien
  • Des chariots de rééducation (tels que le Kerdog)
  • De la nage en piscine (qui soutien une partie du poids du corps et facilite les mouvements).

Ceci permet de stimuler le système nerveux de l’animal et d’accélérer sa récupération. C’est d’autant plus bénéfique que ces exercices sont commencés tôt après la chirurgie.

Dans les cas de dégénérescence nerveuse (liée à l’âge ou pas), il a aussi été montré que la mise en place d’une rééducation fonctionnelle précoce pouvait allonger l’espérance de vie de l’animal, en lui permettant de conserver sa mobilité.

Ainsi, même dans les cas où la paralysie est inéluctable, la rééducation neurologique aura un effet bénéfique.

Enfin, il arrive parfois que malgré la chirurgie et la rééducation, l’animal garde encore des séquelles, plus ou moins handicapantes.

Dans ces moments là, il est également possible avec des harnais de soutien, des chariots ou encore des orthèses de maintien du membre, d’améliorer la qualité de vie de l’animal et le confort du propriétaire dans la gestion quotidienne de son animal

Les indications neurologiques à répercussions locomotrices


De nombreuses atteintes neurologiques courantes peuvent bénéficier de soins de rééducation neurologique.

Elles peuvent avoir des origines diverses (traumatisme, dégénératif…) et des pronostics variables. Parmi les plus fréquemment rencontrées, on peut citer :

  • Hernie discale : la plus connue, qui est une compression de la moelle épinière par un disque intervertébral.
  • Syndrome queue de cheval : qui est un rétrécissement du canal vertébral dans la partie terminale du dos.
  • Embolie fibro-cartilagineuse : obstruction de l’afflux sanguin au niveau d’une zone de la moelle épinière.
  • Spondylose vertébrale : correspondant à de l’arthrose chien au niveau du dos
  • Fracture vertébrale : suite à un traumatisme
  • Luxation vertébrale, atteinte des nerfs périphériques, myélopathie dégénérative…